vendredi 3 octobre 2014

B(r)anques

Un homme à suivre, d'ailleurs commencez par un de ses sites intitulé "Les sept péchés capitaux des banques", à l'adresse suivante : http://pechesbancaires.eu/accueil.html. Vaut la lecture et même la consultation.
L'homme en question s'appelle Philippe Lamberts, il est ingénieur civil en mathématiques appliquées (jusque là ça va), écolo (c'est moins bien) et député au parlement européen (aucune opinion).

Sa tête ?
(j'ai choisi sympa ET ressemblant)



Il a déposé une proposition de plafonnement des revenus dans le secteur de la finance. Quoi d'étonnant après ça que Le Monde le désigne comme l'homme "le plus détesté de la City"; ce ne peut donc pas être un homme franchement mauvais.


Il paraît que, comme il connaît très bien le secteur bancaire, il n'en pense pas grand bien. Les meilleures suivant son classement (voir le lien en amont) sont Triodos et Bank Van Breda. Pour les critères et bien d'autres choses encore - plus intéressantes les unes que les autres -, encore une fois, jetez un coup d'oeil sur le site susnommé.

Pour en savoir (un peu) plus sur les activités précises de ce monsieur, rendez-vous sur le site du parlement européen à l'adresse suivante : http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/96648/PHILIPPE_LAMBERTS_home.html



C'était mieux avant

En latin, celles et ceux dont c'est la ritournelle sont appelés "Laudator(es) tempori acti".
C'est d'ailleurs l'exergue d'un co-blogueur américain que je viens de découvrir ; les citations latines y abondent.



Au cas où vous feriez partie de cette congrégation (celle des "laudatores"), jetez un coup d'oeil sur le lien suivant ; il vient de l'OCDE et m'a l'air sérieux.
http://www.oecd-ilibrary.org/economics/how-was-life_9789264214262-en

Si vous trouvez que c'était pire autrefois, vous êtes alors un "contemptor temporis acti". C'est le camp des progressistes, celles et ceux qui pensent que nous allons vers un avenir radieux, toujours, en tous temps et en tous lieux.

Pour ma part je me contente d'être un "spectator temporis", ce qui m'attire moins d'ennuis, en particulier celui d'avoir tort (du moins c'est ce que j'aime croire, mais il y a toujours bien des malins pour y trouver une interprétation désobligeante).

(ça a de la gueule, hein ?)


mercredi 1 octobre 2014

Suivre ou couper


S'agirait-il de whist ou de couillon ?

Et non, ni l'un ni l'autre !

En latin "suivre" et "couper", se traduisent par "sequi" et "secare". Mais où veut-on en venir ?

Patience ! Nous y venons.

Voici la suite : les temps primitifs (qui sont les formes grammaticales de base) de ces deux verbes sont :
  • sequor, eris, sequi, secutus sum : suivre.
  • seco, as, are, secavi (certains écrivent: secui, pas moi), sectum  : couper.
Il s'ensuit que :
  • de "sequor" dérivent SEQUence, conSEQUence, subSEQUent, obSEQUieux... etc
  • tandis que de "seco" naissent SECTion, SECATeur, bisSECTrice,...

et SECTE

dont certains disent pourtant qu'il a deux origines latines, dont le pauvre "sequor" qui n'y peut mais et pour cause, aucune forme grammaticale du verbe sequor, sequi ne comporte la séquence SECT.

Pourtant il paraît que le mot dériverait du latin "secta" qui désigne un groupe de personnes qui adhérent à une vision philosophique ou religieuse. Et "secta" viendrait de "sequor" mais comme je me demande encore par quelle voie, je reste sceptique.

Voici un lien pour ne pas mourir idiot, du moins sur ce sujet (l'article date de 2002, c'est encore chaud).

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_2002_num_219_1_976?_Prescripts_Search_isPortletOuvrage=false

Secte donc



Shôko Asahara, fondateur de Aum shinrikyô ; Aum est le rendu médiatique du Om hindou, qui est le "son primordial" de l'univers, car M. Asahara était au début professeur de yoga, ce qui comme on le voit mène à tout, de même que toutes les autres professions d'ailleurs. D'ailleurs Lobsang Rampa, auteur du "Troisième oeil" et suite) n'était-il pas installateur d'équipements chirurgicaux au chômage, de son vrai nom Cyril Henry Hoskin, aussi nommé Carl Kuon Suo, ce qui ne l'a pas empêché d'être un précurseur du New Age ?

 Cyril Hoskin (1910-1981)

Au fond qu'est-ce que j'attends ? Et vous ? C'est pas tous les jours qu'on rigole !

Anneau (bis)

Le professeur Heinrich Wilhelm von Waldeyer-Harz qui enseignait l'anatomie à l'université Friedrich Wilhelms de Berlin, a laissé son nom à l'institut d'anatomie que d'aucuns ont pris soit pour une morgue, soit pour un institut médico-légal lorsque j'en ai mis la photo sur le blog (ce qui était remarquable, soit dit en passant).

"Waldeyer" était une de nos vieilles connaissances, pour une autre raison. A une époque où tout le monde tentait d'entrer dans l'éternité (ou y était précipité sans son accord) en accolant son nom qui à un bâtiment (Eiffel), qui à un prix (Nobel ou Franqui ou Albert Londres), qui à un effet particulier (Bernouilli), qui à un nombre particulier (Avogadro), qui à une table d'éléments (Mendeleev), le professeur von Waldeyer a vu son nom utilisé pour désigner l'anneau de ganglions de la gorge, dont les célèbres amygdales (en termes techniques: tonsilles palatines).

En voici deux belles, en très mauvais état.


et une autre, moins mal fichue, entre les pinces de l'anatomiste.


C'est lui qui eut l'honneur de diagnostiquer le cancer du larynx de l'empereur Frédéric III.

Ce sacré bonhomme a décrit de nombreuses structures anatomiques que j'énumère en vrac:
  • glande de Waldeyer
  • cellule périvasculaire de Waldeyer-Hartz
  • fossette de Waldeyer
  • ligne de Waldeyer
  • liquide de Waldeyer
  • couche zonale de Waldeyer
  • artère mésentérique supérieure de Waldeyer
  • fascia de Waldeyer
  • loi de Waldeyer (ou loi de Bard)
Pour les détails, je vous laisse chercher.

Et en outre il est sans doute la personne qui a décrit la structure neuronale du système nerveux (= le fait que le système nerveux est constitué de neurones reliés entre eux), ce qui n'était pas une mince avancée en neurologie.

Anneaux



Monsieur Friedrich Kékulé von Stradonitz (1829-1896), chimiste de son état, a beaucoup mérité de la SCIENCE car il a découvert la tétravalence du carbone et surtout la formule du benzène.
Tétravalence veut dire : qui possède quatre ports ou quatre possibilités de se lier avec autre chose (ex: un homme qui a quatre femmes est tétravalent, enfin...s'il y arrive).

Image ?

Mais il y a mieux. M. Kékulé aimait rêver, même sur son travail. C'est ainsi que, alors qu'il travaillait sur le benzène, il fit un rêve...


... qui l'aida à résoudre (ou le mit sur la piste de la résolution) le problème qui le préoccupait. La solution, c'est que la structure du benzène est cyclique (voir ce qui sort du petit cerveau ci-dessus et les schémas ci-dessous). Et du coup, sans l'avoir prévu, il fonda ainsi la chimie des composés dits "aromatiques".


Avant lui et lui-même s'étaient toujours figurés les formules comme linéaires ou ramifiées. Il y avait plus simple, comme l'oeuf de Colomb (voir un blog antérieur) et surtout le bain d'Archimède.

Pour en savoir davantage sur le rêve de Friedrich Kékulé, jetez un coup d'oeil sur le lien suivant https://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/savenir/genie/serpent.php.

Pour les ingénieurs (et ceux qui connaissent le néerlandais), voir le cycle de lectures Kékulé de l'UIA (https://www.uantwerpen.be/nl/onderwijs/permanentevorming/bijleren-beleven/wetenschap-voor-iedereen/kekule/

Guillaume II l'a anobli, d'où le "von", Stradonitz étant le nom de terres qui avaient appartenu à ses parents.
Pour la petite histoire M. Kékulé a enseigné à Heidelberg, puis à Gand de 1858 à 1867 (sans doute en français) puis à Bonn.