jeudi 27 août 2015
Dust Lady
Elle était une des survivantes de l'attaque du World Trade Center ; elle vient de mourir à 42 ans d'un cancer de l'estomac découvert en 2014.
Hantée par la peur depuis l'attentat, épouvantée à la vue d'un avion, elle ne sortait presque plus de chez elle, à New-York.
A vécu de petits boulots, entre alcool et crack, ce qui lui a valu de perdre la garde de ses enfants.
Son nom: Marcy Borders.
Photo d'avant
lundi 3 août 2015
грозный
грозный
En caractères latins: Grozny, et en français: menaçant, redoutable.
C'était le surnom du premier tsar de Russie, Ivan IV Vassiliévitch (1530 ou 1533 -1584), dernier tsar de la dynastie des Riourik qui précédait celle des Romanov dont les débuts datent de 1613 (et la fin de 1917).
Et celui-ci de Viatcheslav Grigoriévitch Schwarz
Accident d'un homme emporté avant et fou de douleur après le drame.
Son surnom lui vient de la malveillance de certains historiens et de son successeur direct, Pierre le Grand, qui voulait présenter le passé comme sauvage et inculte et le présent comme une période de prospérité.
Ceci dit, l'un et l'autre ont tué leur fils, et le second meurtre, celui qu'a commis Pierre le Grand, ne devait rien à un coup de sang.
En caractères latins: Grozny, et en français: menaçant, redoutable.
C'était le surnom du premier tsar de Russie, Ivan IV Vassiliévitch (1530 ou 1533 -1584), dernier tsar de la dynastie des Riourik qui précédait celle des Romanov dont les débuts datent de 1613 (et la fin de 1917).
Un événement justifie amplement son surnom : alors qu'il vient de battre sa belle-fille enceinte avec tant de violence qu'elle perd son enfant, son fils vient lui demande des comptes; sur quoi en le battant avec son bâton ferré il le frappe à la tempe, à quoi son fils ne survit pas. L'héritier du trône avait vingt-sept ans.
Le tableau est d'Ilya Répine.
Et celui-ci de Viatcheslav Grigoriévitch Schwarz
Accident d'un homme emporté avant et fou de douleur après le drame.
Son surnom lui vient de la malveillance de certains historiens et de son successeur direct, Pierre le Grand, qui voulait présenter le passé comme sauvage et inculte et le présent comme une période de prospérité.
Ceci dit, l'un et l'autre ont tué leur fils, et le second meurtre, celui qu'a commis Pierre le Grand, ne devait rien à un coup de sang.
En imposant à leur pays de très douloureuses réformes ils l'ont profondément modernisé, mais à quel prix !
C'était aussi le sort et le tort du shah d'Iran, mais là c'est Khomeiny qui a raflé la mise, du moins pour un moment.
vendredi 5 juin 2015
Δογμα
δόγμα, ατος, τό, (δοκέω)
A that which seems to one, opinion or belief, Pl.R.538c; δ. πόλεως κοινόν Id.Lg.644d, etc.; esp. of philosophical doctrines, Epicur.Nat.14.7, 15.28, Str.15.1.59, Ph.1.204, etc.; notion, Pl.Tht.158d, al. 2 decision, judgement, Id.Lg.926d (pl.); public decree, ordinance, And.4.6; τὰ τῶν Ἀμφικτυόνων δ. D.5.19, cf. 18.154; δόγμα ποιήσασθαι, c. inf., X.An.3.3.5; esp. of Roman Senatus-consulta, δ. συγκλήτου Plb.6.13.2, IG12(3).173.22; δ. τῆς βουλῆς D.H.8.87.
Réf.: Henry George Liddell; Robert Scott [1940], A Greek-English Lexicon; Machine readable text (Trustees of Tufts University, Oxford) [word count] [greatscott18].
Référence indiscutable : un dictionnaire grec-anglais d'Oxford.
Pour qui ne lit pas le grec, Δογμα se lit en français dogme.
A that which seems to one, opinion or belief, Pl.R.538c; δ. πόλεως κοινόν Id.Lg.644d, etc.; esp. of philosophical doctrines, Epicur.Nat.14.7, 15.28, Str.15.1.59, Ph.1.204, etc.; notion, Pl.Tht.158d, al. 2 decision, judgement, Id.Lg.926d (pl.); public decree, ordinance, And.4.6; τὰ τῶν Ἀμφικτυόνων δ. D.5.19, cf. 18.154; δόγμα ποιήσασθαι, c. inf., X.An.3.3.5; esp. of Roman Senatus-consulta, δ. συγκλήτου Plb.6.13.2, IG12(3).173.22; δ. τῆς βουλῆς D.H.8.87.
Réf.: Henry George Liddell; Robert Scott [1940], A Greek-English Lexicon; Machine readable text (Trustees of Tufts University, Oxford) [word count] [greatscott18].
Référence indiscutable : un dictionnaire grec-anglais d'Oxford.
Pour qui ne lit pas le grec, Δογμα se lit en français dogme.
lundi 1 juin 2015
Le vrai, celui de Trévise (fm La Croix)
Le « tiramisu« , tout le monde connaît. Cette douceur italienne à base d’œuf, de sucre, de mascarpone et de café aux vertus roboratives ( son nom signifie littéralement « tire-moi vers le haut« , « remonte-moi« ) s’est imposée un peu partout dans le monde, notamment en France. Son succès est tel que l’on en trouve mille variantes : au spéculos, aux fruits (fraises, myrtilles, framboises, ananas, raisins secs…), parfumé au marsala, à la grappa, à l’eau et au sirop de rose, au zeste et au jus de citron… A chacun de se laisser guider par sa libre imagination.
Le tiramisu, une invention récente
Mais qui sait que l’apparition du tiramsu est récente. Dans son ouvrageDolce, la pâtisserie à l’italienne, Laura Zavan, en bonne « trévisane » précise qu’il fut inventé dans les années 1960… à Trévise. Elle en indique même l’inventeur : un certain Campeol, propriétaire de Le Beccherie _ à moins que ce ne soit son chef pâtissier, Roberto Linguanotto. Ce qui est sûr, c’est que ce nouveau dessert a fait la fortune de l’établissement et le bonheur des habitants et touristes de la région. Las, il n’est plus possible de la déguster aujourd’hui sur place dans sa version d’origine : ouvert en 1939, le Beccherie a fermé ses portes l’an dernier. Mais rien n’empêche de le partager chez soi, famille ou avec des amis, fait « maison ». En voici la recette d’origine « légitime », originelle.Café serré et saupoudrage de cacao délicat
Attention, cependant, à ne pas se laisser aller, comme je l’ai fait une première fois, par excès de désir gourmand, à faire trop tremper les biscuits dans le café qui doit être « très » serré. Sinon, il ne « s’imbibent » pas mais « se détrempent », empêchant le tiramisu de prendre. De même, il faut résister à la tentation de le saupoudrer inconsidérément de cacao…
La recette
LE TIRAMISU « LÉGITIME » DE TRÉVISE
Pour 8 à 10 personnes. 6 jaunes d’œuf, 140 g de sucre de canne blond, 500 g de mascarpone, 250 g de biscuits à la cuillère ou 30 à 40 savoiardi, 30 cl d’expresso serré et tiède, 2 c. à soupe de cacao amer en poudre.
Fouetter les jaunes d’œuf et le sucre, jusqu’à ce qu’ils deviennent mousseux. Incorporer le mascarpone afin d’obtenir une crème souple.
Tremper rapidement les biscuits dans le café, puis les disposer dans un cercle en inox ou un plat rond, pour respecter la forme originelle du tiramisu. Étaler la moitié de la crème au mascarpone sur la couche de biscuits. Recouvrir d’une seconde couche de biscuits imbibés. Puis d’une autre couche de crème. Saupoudrer de cacao.
Garder au moins deux heures au réfrigérateur (certains disent le double ou le triple !). Déguster dans les vingt-quatre heures.
D’après « Dolce, la pâtisserie à l’italienne » de Laura Zavan, Marabout, 2014, 72 recettes, 160 p., 15,90 €.
Note : les « savoiardi » sont des biscuits à la cuillère italiens. Laura Zavan en livre la recette pour 60 pièces. Pour cela, il faut fouetter 6 blancs d’œufs moyens avec un batteur électrique. Aux premières bulles, on verse 75 g de sucre blond. Quand le mélange a blanchi, on ajoute 75 g de sucre, en fouettant toujours jusqu’à obtention d’une meringue lisse. Puis on ajoute peu à peu 6 jaunes d’œuf battus en omelette. Ensuite, on incorpore délicatement 150 g de farine tamisée, avec une spatule, dans un mouvement du bas vers le haut.
À l’aide d’une poche munie d’une douille lisse de 1 cm, on façonne avec la pâte obtenue des bâtonnets de 10 cm de long, déposés sur trois plaques couvertes de papier sulfurisé. On saupoudre de 20 g de sucre glace passé à travers une passoire. On attend 5 mn, puis on saupoudre avec 20 autres grammes de sucre glace. Il n’y a plus qu’à mettre les bâtonnets 20 mn environ au four préchauffé à 180 °C (th. 6), les laisser refroidir, puis les décoller délicatement. Les « savoiardi » sont prêts. Ils se conservent parfaitement dans une boîte métallique.
vendredi 15 mai 2015
Fiat justitia et pereat mundus
L'histoire de Marvin Heemayer qui a inspiré Andreï Zviaguintsev a de lointains précédents que peu de gens ont relevés.
Quelques photos pour terminer ; rendez à chacun la sienne.
- 1. Heinrich von Kleist dans son roman "Michael Kohlhaas" où un marchand de chevaux spolié par un jeune baron, lui déclare la guerre, sème la terreur dans le pays avec la complicité des paysans mécontents pour s'arrêter quand justice lui est rendue après intercession de Martin Luther soi-même.
Sa devise : "Fiat justitia et pereat mundus. - Milos Forman dans son film "Ragtime".
- Arnaud des Pallières qui reprend l'histoire de von Kleist en la situant dans les Cévennes.
Quelques photos pour terminer ; rendez à chacun la sienne.
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